
Ainsi à chaque fois vous recommencez l'opération, plus ça ira plus votre bouillon sera riche et parfumé. Ça ne marche pas que avec des légumes d'ailleurs, vous pouvez l'utiliser aussi pour pocher des viandes par exemple, ce qui va corser le gout et enrichir encore le bouillon.
Quelques précisions :
- Si vous faites pocher des produits de la mer, c'est un peu particulier et il est sage alors de dédier un bouillon "mer" (légumes + poissons ou crustacés), à ne pas mélanger avec un bouillon "terre" (légumes + viandes).
- Le bouillon, même au frigo ne peux pas attendre trop trop longtemps, si vous prévoyez plus d'une semaine/10 jours sans utilisation : congelez le, ou bien amenez le à ébullition seul.
- Si vous faites une soupe ou un potage, mettez y votre bouillon plutôt que de l'eau (ou complétez avec de l'eau) vous serez bluffé-e par la différence de gout.
- Si vous envisagez de cuire des pommes de terre au bouillon, il faut les éplucher, pas de "robe des champs" ça ne servirait à rien et pourrait corrompre votre bouillon (gout terreux).
- Si vous commencez votre premier bouillon, ne démarrez pas forcément "à blanc", ajoutez dans l'eau (avec le gros sel) 1/2 oignon épluché et si possible un bouquet garni, ou au moins un peu de vert de poireau et un brin de thym. Vous pouvez aussi, c'est encore mieux, démarrer en fabricant un vrai et sophistiqué bouillon de légumes.
- Ne jetons pas (trop) la pierre aux bouillons du commerce en tablettes, très pratiques ils peuvent êtres un très bon début de bouillon perpétuel, surtout si ils sont bio, mais pensez quand même à bien lire l'étiquette pour voir ce qu'ils contiennent.
En résumé : Ne jetez pas l'eau de cuisson/pochage des légumes/viandes, ce n'est plus de l'eau mais un délicieux bouillon, et recyclez sans fin ce bouillon à chaque utilisation.
Le bouillon c'est quand même une des pierres angulaires de la cuisine française, il faut se rappeler qu'un "bouillon" c'est aussi un restaurant populaire, et revenir au 17ème ou 18ème siècle, quand il existait dans les rues de Paris et d'autres villes, proches des marchés, des petites échoppes dites "marmites perpétuelles" où sur un feu doux, nuit et jour dans une marmite cuisait un bouillon aux légumes et aux viandes (volailles surtout) dont on pouvait acheter et déguster un bol à tout moment. Chaque prélèvement de liquide dans la marmite était compensé par un ajout d'eau, et chaque prélèvement de légumes ou de viandes était compensé par un ajout identique. Le bouillon ainsi formé par des heures et des heures de cuisson avait un gout et un corsé inimitable.










Les 3 commentaires déjà postés sur cette page :
Dans le même registre, je congèle en barquette, le jus de mes rôtis cuit au four quand il en reste et je fais sauter des pommes de terre avec. Merci à vous pour ce blog.
c'est vraiment le hazard , mais j'ai fait un pot au feu dimanche dernier, le soir, j'ai fait de la soupe avec le bouillon en y ajoutant du vermicelle.Il me restait du bouillon, j'ai donc eu l'idée de le mettre dans plusieurs petites boites pour les congeler, afin d'avoir du bouillon pour mes prochains potages de légumes, à la place du bouillon de cube que je mettais avant. Mais votre idée de garder le bouillon de cuisson de légumes, je n'y avais pas pensé.Merci pour vos recettes.